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Avant de partir à Oxford, plusieurs personnes m'ont dit 'Oh quelle chance!!' et j'avoue ne pas l'avoir entendu de cette oreille. 

Oui, passer une semaine en Angleterre est un plaisir et Oxford un ville magnifique. Mais organiser un voyage scolaire demande beaucoup de temps. Un projet pédagogique à monter, des organismes à contacter, un programme à élaborer, des devis à demander, des parents à rassurer, des questionnaires à créer....si l'on ajoute à cela le stress engendré, la peur de rencontrer des soucis sur place, que les élèves fassent des conneries ou aient un ennui de santé...finalement on se retrouve souvent à se demander pourquoi on se lance dans tout ça. 

Si je vous raconte tout ça, ce n'est pas du tout pour me faire plaindre, ou pour me la péter. Oui, c'est dur et stressant d'emmener 52 élèves en voyage. Non, on ne gagne pas d'argent en plus quand on le fait. Mais cette semaine j'ai vraiment su pourquoi je le faisais. 

C'était la troisième fois que je partais 5 jours avec des élèves. La première que j'organisais tout de A à Z. Je pensais en revenir exténuée, lessivée, rincée...Mais les moments vécus avec les élèves cette semaine ont été tellement énormes que je repartirais bien demain si on me le proposait. J'ai eu la chance d'avoir des élèves ouverts, obéissants, ponctuels (ou presque), J'ai eu la chance inouïe de les voir s'extasier dans des musées, excités de rencontrer des écoliers anglais, impressionnés par la grandeur de certains lieux visités, survoltés dans les activités plus ludiques. J'ai eu la chance de voir naître des amourettes, ou des amitiés éteintes depuis quelques mois se renouer. J'ai eu la chance d'avoir de vraies discussions avec eux et de les connaître un peu mieux. Eux ont eu la chance (ou pas!) de voir mes fesses (mais chut! on a dit qu'on n'en parlait pas!). Le temps d'une petite semaine, quelques barrières se sont effritées. Je les ai parfois appelés 'les loulous', ils m'ont parfois comparée à leur maman de substitution. Ils m'ont parfois un peu agacée, mais la réciproque est aussi vraie. Mais grosso modo, qu'est-ce qu'on s'est amusés!

Et qu'il va être dur, mardi, de revenir devant mon tableau!