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J'entame donc aujourd'hui la première partie de mes 6 mois de congès annuels. A moi les 15 jours d'oisiveté totale!  Et je les entame en pleine forme, voyez-vous, puisque, ne travaillant que 18 heures par semaine, soit 3,6 heures par jour (je n'ai pas compté le week-end), j'ai tout le loisir de me reposer, de regarder des séries, de faire du shopping et du sport le reste du temps. Bien évidemment, vu que je suis une grosse feignasse de prof, je ne m'attarde pas à préparer des cours, des projets pédagogiques, des voyages scolaires. je n'anime aucun club.  Je suis contre les évaluations, ça donne du travail. Alors je n'en prépare pas, c'est ça de moins à corriger. Je ne passe pas non plus de coups de fil aux parents, je n'ai pas d'entretiens individuels avec les élèves en difficulté. Quand un élève vient me parler de ses problèmes, évidemment je l'envoie bouler, il ne manquerait plus qu'on fasse du social avec tout ça. Avec mes 3 petites heures de travail quotidien, je peux m'occuper de mes filles: les conduire à l'école, les récupérer le midi, et le soir aussi. C'est bien connu, les enfants de profs ne connaissent ni les TAPs ni la garderie! Je ne participe à aucune réunion parents-profs, aucun conseil de classe, aucun conseil d'administration, ni conseil pédagogique. C'est tellement royal comme boulot qu'il y a encore un an, je me disais que ça serait easy-easy de travailler jusqu'à 67 ans à ce rythme-là. D'ailleurs, aucun de mes collègues n'envisage de reconversion professionnelle, il faudrait vraiment être maboule pour quitter ce poste tellement bien considéré et respecté, y compris par les hommes politiques qui briguent la tête de l'Etat.