Il y a des mots qui entrent comme ça dans nos vies, que l'on n'avait jamais entendu avant mais qui deviennent par la force des choses omniprésents dans nos pensées. A la Tisanie, c'est le mot coarctation qui a fait son entrée dans notre quotidien il y une dizaine de jours. C'est moche, hein! Et pas facile à dire en plus. C'est rauque, ça bute, on a l'impression de le cracher, ce mot. Et puis, ajoutez aorte derrière et vous avez le nom d'une malformation cardiaque toute aussi moche que le mot qui la désigne.

Coarctation de l'aorte.

Co-ar-cta-tion de l'a-orte.

Au début, je n'arrivais pas à m'en rappeler, de ce mot. Coarctation de l'aorte. Heureusement, le cardiologue avait prit soin de me le noter sur un petit bout de papier. Maintenant, je n'ai même plus besoin de sortir mon petit papier quand j'en parle. Et puis, ce qui fait encore plus élégant, c'est que je sais parfaitement expliquer ce que c'est, qu'une coarctation de l'aorte. Parce qu'après tout, une coarcation, ce n'est rien de moins qu'un rétrécissement de l'aorte, non? notez, ça en jette moins. Mais on le retient plus facilement. Mais ça en jette moins. 

Un autre mot que je n'ai pas appris, mais qui claque bien, c'est thoracotomie. Celui-là, je le connais bien, grâce aux séries médicales que je regardais quand j'étais plus jeune. Je kiffais quand John Carter enfilait sa blouse et ses gants pour une thoracotomie. Je trouvais ça sexy, la thoracotomie. 

Tho-ra-co-to-mie.

C'est sexy quand c'est John Carter qui la pratique, mais pas quand c'est ta fille de 4 ans qui la subit.

La coarcation et la thoracotomie nous pourrissent un peu l'existence en ce moment. 

Et on espère oublier très très vite ces vilains mots qui pour l'instant squattent dans nos têtes.

Sans titre