Ces villes aux sonorités d'ailleurs, je n'en avais jamais entendu parler avant le mois de septembre, quand il a fallu commencer à préparer la première mobilité Erasmus. Pour celle-ci, point d'élèves. C'est seule avec mon collègue de musique et mon chef que j'ai embarqué dans un petit avion rose, par une matinée de novembre. Je ne savais pas qu'à notre retour, quelques jours plus tard, nous trouverions une France métamorphosée...mais là n'est pas le propos.

De nos premières impressions de la Roumanie, c'est bien la chaleur humaine qui restera la plus prégnante. Pour nous accueillir à l'aéroport de Cluj-Napoca, un sympathique trio. Mirela me prend dans ses bras, s'inquiète de notre voyage, nous offre notre premier repas. Quelques heures de minibus plus tard, nous voilà à l'aéroport de Tirgu-Mures, pour accueillir la cohorte des Sardes rieurs (n'allez surtout pas leur dire qu'ils sont Italiens!). Entre les deux villes, un manuel d'histoire se déroule sous mes yeux. Entre les montagnes de Transylvanie, des villages hors du temps: des vieilles femmes, pantoufles aux pieds et fichu sur la tête, des carrioles tirées par des chevaux, transportant du bois. Des maisons délabrées. Des chiens errants, beaucoup. De chatoyantes églises orthodoxes, dont la beauté contraste avec la pauvreté environnante. Je suis épuisée par une nuit presque sans sommeil, mes deux accolytes somnolent, Mirela m'incite à faire de même. Mais je ne veux rien louper de ces paysages que je ne reverrai probablement jamais.

La langue roumaine me replonge dans mon été toscan tant elle ressemble à l'Italien. Ici, je cherche des repères puisque je ne connais rien, ou presque, de ce pays.

Enfin, Alba Iulia et l'hôtel où nous séjournerons pendant ces 4 jours. Nous rencontrons les Lituaniennes, belles et froides, comme dans mon imaginaire. Quatre jours durant, nos quatre nations ont échangé, débattu, travaillé sur le projet qui nous avait amenés là, à Alba Iulia. Des différences culturelles flagrantes ont émergé, des désaccords ont pointé...on a essayé de se respecter. Et puis pour se dire au revoir, quelques jours plus tard, le coeur alourdi par les attentats, nous nous sommes tous serrés dans les bras. United in music, tel est le titre de notre projet. 

 

 

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